Mords-moi
MORDS-MOI SANS HESITATION

Date de sortie cinéma : 24 novembre 2010
Réalisé par Jason Friedberg, Aaron Seltzer
Avec Jenn Proske, Matt Lanter, Ken Jeong,
L'AMOUR AU SANG
Une parodie réussie des films de vampires romantiques...
Succès-surprise aux USA et en Italie, Mords-moi sans hésitation est la nouvelle mouture de deux spécialistes du genre, cocréateurs de la série Scary Movie, auteurs, producteurs et réalisateurs de bandes similaires telles Meet the Spartans, Epic Movie et Disaster Movie. Construit sous forme de flash-back, le film parodie, en faisant la synthèse, Twilight (principalement) et New Moon. Contrairement à d'autres, le projet commun de Jason Friedberg at Aaron Seltzer ne se contente pas d'aligner gratuitement une suite de séquence mais possède une authentique structure narrative l'apparentant ainsi à un « vrai film » même si, pour les besoins de la cause, celui-ci recrée les scènes majeures des deux œuvres précitées. Bien qu'on ne soit pas dans l'univers de la satire (style Le Vampire de ces dames) mais dans celui du copié-collé, à la manière de certains Mel Brooks (Sacré Robin des Bois), l'on prend un vrai plaisir à visionner ce métrage , artistiquement à la hauteur de ses modèles, malgré un budget sans commune mesure : la photo, particulièrement soignée, vaut celle de Twilight, et l'on peut en dire autant de la direction artistique, des décors, du cadrage et de musique. Mieux : dans le rôle de la taciturne Bella (rebaptisée ici Becca), la débutante Jenn Proske s'avère étonnante, évoquant en la surpassant presque Kristen Stewart, dont elle reprend la posture, la voix et le maniérisme. Elle justifie d'ailleurs à elle seule la vision du film. De même, Matt Lanter (« Heroes »), adoptant un convaincant regard douloureux, ne s'avère nullement indigne de son modèle, Robert Pattinson.
Bande d'annonce
Si les gags, parfois lourds, semblent voués à se démoder rapidement car basés sur l'actualité immédiate, Vampire Suck mérite assurément mieux que son titre et engendre souvent une réelle émotion, au point que l'on vient presque à oublier être face à une parodie, pensant plutôt à un remake avec de nouveaux acteurs imitant les précédent. Le moindre de ses mérites n'est pas d'être rapidement mené, ne traînant jamais en longueur. Destinée aux amateurs de Twilight comme à ses détracteurs, cette comédie auto-référentielle, certes aussi vite vu qu'oubliée, nous permet, quoi qu'il en soit de passer un agréable moment.


